Histoire de la ville

Dès le Moyen-âge, Firminy était une commune d’une certaine importance. La ville connaît un fort développement industriel et commercial au XIXème siècle : alors que la population française est multipliée par 1.5, le nombre d’habitants de Firminy est lui multiplié par 7.5 ! Cet accroissement exceptionnel se traduit par une mutation urbaine d’envergure.

Époque médiévale

Le nom de la ville, Firminiaco, est mentionné pour la première fois en 971, dans une charte de Conrad le Pacifique, roi de Bourgogne et seigneur de la ville de Lyon. Ce nom aurait pour origine une villa gallo-romaine, propriété d’un dénommé Firmin.

Au milieu du Xème siècle, une église et un prieuré s’établissent grâce à la générosité des seigneurs voisins. On trouve également la trace de l’église Saint-Pierre dans des archives de la papauté datant de 1183.

En 1507, des lettres patentes de Louis XII donnent à la cité le titre de « ville ». Elles créent à Firminy des marchés et des foires. Carrefour géographique situé sur la grande route de Lyon au Puy-en-Velay, l’activité commerciale de la commune est en effet conséquente.

C’est à cette époque que naît la fameuse Vogue des Noix, aujourd’hui l’une des fêtes foraines les plus importantes de France.

Époque industrielle

Au début du XVIIème siècle, Firminy développe l’artisanat du clou, indispensable dans une région marquée par le travail du fer. L’exploitation des carrières de houille, qui existaient depuis le XVIème siècle, prennent de l’essor.

La Compagnie des mines, englobant plusieurs puits d’extraction, est fondée en 1820. Le dernier puits de mine disparaît de la commune en 1918.

Au cours du XIXème siècle, Firminy devient une ville ouvrière. Les mines et les aciéries attirent de nombreux travailleurs, des campagnes environnantes ou étrangers, espérant trouver une vie meilleure. Pendant plus d’un siècle, l’industrie sidérurgique et métallurgique fait vivre une vallée jusqu’alors majoritairement rurale.  La population augmente de manière significative.

Époque moderne

Deux maires ont marqué la période d’après-guerre.

Eugène Claudius-Petit, maire de 1953 à 1971 et ancien Ministre de la Reconstruction : il modernise la ville, notamment en construisant le quartier de Firminy-Vert, qui reçoit le Grand Prix d’Urbanisme en 1961 et est aujourd’hui classé Site Patrimoine Remarquable (SPR).

Pour finaliser cet ensemble, Claudius-Petit fait appel aux compétences de l’architecte Le Corbusier. Celui-ci conçoit une Maison de la Culture, classée depuis 2016 au Patrimoine Mondial de l’Humanité (UNESCO), un stade, une Unité d’Habitation et les prémices d’une église.

Ce travail de renouvellement urbain a été relancé par Théo Vial-Massat, maire de 1971 à 1992. Ce dernier a, en particulier, construit de nombreux équipements culturels, sportifs et sociaux pour les habitants, par exemple la médiathèque Louis Aragon, tout en travaillant au désendettement des finances de la Ville.

Origine du nom « Appelou »

La dénomination des habitants de Firminy, les Appelous est relativement récente. Au XIXème siècle, les cloutiers portaient un tablier en peau, appelé la « basane » ou la « pelou » en patois. Ceux qui la portaient étaient ainsi surnommés les Appelous.

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